Réveillé par un rêve, je me suis assis sur le bord de mon lit et j’ai dit tout haut : « Si je pouvais contacter Macron, je lui parlerais de deux communautés minoritaires de France qui pourraient l’aider à faire la paix ». Ce que j’ai ressenti à ce moment était si fort que, les jours suivants, j’ai appelé un ami mennonite au Canada et un ami mouride aux États-Unis. Tous deux m’ont encouragé à poursuivre cette idée. J’ai commencé à prier et à en parler avec différents amis mourides et mennonites. Un comité organisateur s’est mis en place. Au bout de trois ans de préparatifs et d’attente, un groupe composé de mennonites et de mourides (originaires des États-Unis, du Royaume Uni, d’Europe et du Sénégal) s’est réuni pendant une journée à Taverny.
Le fait que la genèse de la toute première rencontre entre des mennonites et des mourides (et, selon les participants eux-mêmes, la première réunion officielle entre des chrétiens et des mourides) remonte à un rêve n’est pas aussi surprenant que cela puisse paraître. Les mennonites croient en la « direction de l’Esprit ».
Origines de l’anabaptisme et de la mouridiyya
1. Anabaptisme : un mouvement de réforme spirituelle
Le mouvement anabaptiste est un mouvement de réforme spirituelle né en Europe dans le contexte catholique. Il a été fortement influencé par Zwingli à Zurich. Les premiers responsables du mouvement anabaptiste étaient « des prédicateurs apocalyptiques, des mystiques et des spiritualistes qui proclamaient de nombreux messages mettant l’accent sur la présence immédiate de Dieu. L’anabaptisme est né de ce mélange ».1 Jamie Pitts et Luis Tapia Rubio décrivent comment des éléments apocalyptiques, humanistes et mystiques, ainsi que l’accent porté sur la communauté et l’imitation du Christ ont marqué les anabaptistes. Chez les mennonites, le mysticisme a pratiquement disparu. Il reste cependant deux choses : la foi en la « direction du St Esprit » et l’imitation du Christ, toutes deux devant être discernées dans le contexte de la communauté des croyants.
2. La mouridiyya : un mouvement mystique réformateur
Au milieu du XIXe siècle, en Sénégambie, des conflits internes entre les royaumes wolofs et les pressions externes dues à l’usurpation du pouvoir par la puissance coloniale ont abouti à une crise. Le pays était mûr pour une réforme. Le soufisme est par nature mystique et la mouridiyya peut être interprétée comme un mouvement de réforme soufi parmi les musulmans du Sénégal. Cheikh Ahmadou Bamba est apparu en son temps comme un qutb (axe)2 apportant un message de renouveau. Bamba a invité le peuple wolof « à embrasser l’identité mouride, non comme quelque-chose d’entièrement nouveau et étranger, mais comme une renaissance spirituelle répondant aux problèmes de leur temps ».3 On pourrait dire la même chose de Michael Sattler et d’autres prédicateurs anabaptistes qui, à leur époque, œuvraient dans le sens d’un renouveau spirituel de tous les croyants.
Discipulat
1. La mouridiyya
La mouridiyya est un mouvement de réforme mystique mettant l’accent sur l’imitation de Bamba et sur la communauté. Les éléments mystiques spirituels de la relation entre un cheikh et son disciple inhérents à l’identité mouride sont des notions à la fois connues et étrangères à la pensée anabaptiste.
2. Les anabaptistes
Les anabaptistes conçoivent la relation entre un maître et son disciple dans le sens où le croyant est attaché à Jésus-Christ, mais ils rejettent cette idée s’il s’agit de relations de personne à personne. Dans le contexte anabaptiste, le discipulat et la recherche de nouveaux disciples signifient aider les personnes à devenir disciples de Jésus et non disciples d’un responsable ou d’un prédicateur donné.
Du rêve à la réalité : première rencontre entre anabaptistes et mourides
1. Le rêve : discernement communautaire
Une période de discernement communautaire a suivi mon expérience mystique : le rêve de parler à Macron dans les jours qui ont suivi l’assassinat de Samuel Paty.4 J’ai appelé des amis mourides et mennonites et je leur ai demandé de me conseiller. Je n’envisageais en aucun cas d’entreprendre quelque chose de mon propre chef. Je voulais savoir si quelqu’un serait prêt à discerner avec moi la voie à suivre. À ma surprise, un petit groupe s’est rapidement constitué et a entrepris de discuter comment réaliser une idée née, au départ, d’un rêve.
Je remercie du fond du cœur Djibi Diagne, Mame Gora Diop, Max Wiedmer et Matthew Krabill qui ont formé avec moi un groupe de travail. Je suis reconnaissant pour l’encouragement de Michael Hostetler et je suis redevable au Cheikh Babou sans l’influence duquel cette réunion entre des mennonites et des mourides n’aurait pu avoir lieu.
2. Une tradition religieuse abrahamique commune
Bien qu’un rêve soit à l’origine de notre rencontre, d’autres facteurs bien palpables ont contribué à sa réalisation. Le deuxième de ces facteurs est que les mennonites et les mourides appartiennent à la tradition de foi abrahamique. Abraham, qui a fait confiance à Dieu et a agi sur la base de sa foi, est le père de cet engagement profond vis-à-vis de Dieu.
Les musulmans et les chrétiens partagent de nombreuses convictions concernant la nature et le caractère de Dieu. Nous sommes cependant conscients de nos profondes différences. Lors de notre rencontre à Taverny, nous avons pris acte de ces deux réalités. Nos pratiques, notre réponse au Dieu unique se ressemblent et diffèrent les unes des autres, mais une affinité fondamentale nous rapproche. Nous sommes les enfants d’Abraham et, en tant que tels, nous différons de ceux qui croient en plusieurs dieux et de ceux qui ne croient en aucun dieu. Nous partageons des racines profondes dans le Pentateuque et les dix commandements. Nous aimons et honorons tous les prophètes envoyés par Dieu à son peuple. Les différences pourraient nous diviser, mais il se peut que les affinités soient plus fortes !
3. Une longue histoire d’amitié
L’amitié est le troisième élément qui nous a réunis à Taverny. Lors de ma première visite au quartier sénégalais de Harlem à New York, j’ai rencontré Abdoulaye Thiam sur le trottoir, face au siège de l’Association des Sénégalais en Amérique (ASA). Je lui ai dit que je voulais faire un travail de recherche concernant l’engagement non-violent des mourides. Il m’a donné un nom, « Djiby » et un numéro de téléphone. J’ai composé le numéro, et nous nous sommes retrouvés pour un échange de 20 minutes, assis sur les marches du bureau de poste en face de la gare de Penn. Ce jour-là, nous sommes devenus amis. Djiby m’a permis d’avoir un accès quasi illimité à des personnes et à des ressources qui m’ont aidé dans ma recherche. De même, l’historien Dr. Cheikh Babou, l’un de mes directeurs de thèse de doctorat, m’a ouvert des portes et permis de prendre contact avec l’imam Soulayemane Diouf et avec Mame Gora Diop au centre islamique de Taverny, dans la banlieue de Paris. Parmi mes amis mennonites, mon ami Michael Hostetler m’a dit d’appeler son ami Max Wiedmer qui a son tour m’a permis de prendre contact avec des mennonites français. Et mon ami Matthew Krabill, directeur à l’époque du Centre mennonite de Paris, m’a mis en contact avec les pasteurs Claude et Romain Erismann. S. Diouf, M.G. Diop et Cheikh Babou ont invité pour leur part leurs amis, ce qui a abouti à la participation-clé du Dr. Mboup et d’Abdoulah Fahmi.
On peut situer ces amitiés dans le contexte d’une longue histoire d’amitié entre musulmans et chrétiens. Dans l’histoire de l’islam, on se souvient volontiers du moine chrétien Bahia qui avait reconnu que Mohammed était un prophète alors qu’il était encore un enfant. Des années plus tard, lorsque Mohammed a eu sa première vision, son épouse l’a emmené consulter un chrétien. On peut lire dans un hadith :
Aisha a aussi dit: « le prophète est retourné à Khadja tandis que son cœur battait rapidement. Elle l’emmena voir Waraqah bin Naufal qui était un chrétien converti et qui lisait l’évangile en arabe. Waraqah a demandé (au prophète) : « Que vois-tu ? » Quand il le lui a dit, Waraqah a dit : « C’est le même ange qu’Allah a envoyé au prophète Moïse. Si je vis jusqu’à ce que tu reçoives le message divin, je te soutiendrai fortement. »5
Plus tard encore, lors de la première hégire, les musulmans de la Mecque ont cherché refuge auprès du Négus du royaume chrétien d’Aksum, en Abyssinie (l’Éthiopie d’aujourd’hui). Nous évoquons ces récits avec reconnaissance. Depuis 1 400 ans, il y a eu des hauts et des bas, des expériences positives et négatives entre chrétiens et musulmans. Mais il est bon de se souvenir que leurs premières rencontres ont été pacifiques et positives.
Partenariat pour la paix
Aujourd’hui, au XX Ie siècle, nous avons tous besoin de paix. Nous aspirons à la paix. Cheikh Babou a qualifié notre rencontre de Taverny de « cri en faveur de la paix » Les mourides et les mennonites sont-ils en mesure de travailler en partenariat pour écrire ensemble une nouvelle page d’histoire ? L’état de notre monde, le contexte actuel, le moment particulier de l’histoire dans lequel nous vivons, tout cela met en évidence la nécessité de nouveaux types d’engagement, si nous voulons résister et surmonter le mal par le bien.6 La disparité énorme et toujours plus grande entre les riches et les pauvres est partout évidente. Les nationalismes religieux (hindou, chrétien, musulman, juif) ont des effets néfastes sur des millions de personnes. L’intelligence artificielle, cette technologie encore inconnue et déjà en plein essor, nous menace au plus profond de nous-mêmes et pose la question : notre intelligence n’est-elle plus unique ? Ne risquons-nous pas d’être détruits par ce que nous créons nous-mêmes ? L’utilisation de l’IA dans le contexte de la guerre (c’est elle qui décide quelles personnes vont être tuées à Gaza)7 engendre des angoisses apocalyptiques. Le changement climatique exacerbe tous les autres problèmes. En réaction, beaucoup de gens se tournent vers des idéologies identitaires, ce qui contribue à créer de nouvelles barrières et joue sur la peur. La moitié de la population mondiale est composée de chrétiens et de musulmans. Si nous nous accordons pour coopérer en vue du bien commun, nous pourrons faire face ensemble aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Les macro-problèmes trouvent tous leur équivalent au niveau local. Les musulmans et les chrétiens vivent ensemble en voisins. Les politiques locales les affectent tous, que ce soit la question de la recherche d’un bon travail, d’un logement décent, les besoins en eau potable ou les problèmes liés à la délinquance. Je suis convaincu que nous avons besoin les uns des autres. David Shenk, pionnier pacifique du dialogue entre chrétiens et musulmans, disait souvent : « Tout chrétien a besoin d’un ami musulman et tout musulman d’un ami chrétien. » Les disciples de Jésus ont besoin d’amis et de partenaires musulmans. Nous avons besoin de leur témoignage concernant la souveraineté de Dieu. Nous avons besoin du témoignage transmis par Cheikh Ahmadou Bamba aux mourides concernant le pardon et la non-violence. Une relation authentique avec des musulmans exige des chrétiens de suivre plus pleinement la voie de Jésus le Messie, dont l’un des titres est « le prince de la paix ». Cette relation met en question des à priori trop simples et sans fondement concernant la pratique de la foi. L’amitié entre musulmans et chrétiens nous met en garde contre notre tendance à dire des platitudes par paresse intellectuelle. Nous avons besoin les uns des autres pour clarifier la nature de notre mission commune dans le monde. Je me propose de me pencher, non sur les 4,6 milliards de musulmans et de chrétiens d’une manière générale mais plutôt sur les mennonites et les musulmans mourides soufis. J’ai trouvé des amis dans la communauté mouride soufie de Harlem, à New-York. Ils mettent en pratique leurs convictions concernant la non-violence et le pardon et contribuent ainsi à la transformation et au bien-être de la ville. Je suis mennonite et attaché à la paix et à la non-violence. Cette communauté, qui ressemble d’une certaine manière à la mienne m’attire donc. Cette amitié est stimulante et je sens que nous avons besoin les uns des autres.
Foi missionnaire : imiter le Maître
L’islam et le christianisme sont des confessions missionnaires. Est-il possible de mettre en pratique une vocation missionnaire tout en restant sensible au fait que la paix nécessite des partenariats et une coopération en vue du bien commun ? Être disciple, c’est chercher à imiter un maître. Ceci est vrai pour les mennonites qui suivent Jésus et les disciples mourides du Seigneur de Touba8 (les auteurs mourides aborderont cet aspect). Je pars du point de vue mennonite pour examiner la vie de Jésus et les relations qu’il a entretenues avec les non-juifs pour expliquer mon insistance sur le fait que les mennonites ont besoin d’amis mourides.
L’enfance de Jésus en tant que réfugié
Jésus a passé les premières années de sa vie en tant que réfugié. Il a échappé à la persécution en Égypte et a vécu une partie de son enfance parmi un peuple qui n’appartenait pas à son groupe ethnique.
La mission de Jésus : accueillir tout le monde
Jésus était un rabbin juif suivi d’une bande de disciples. Le peuple juif était sous l’autorité de l’empire romain et entouré de nombreux peuples de différentes religions.
Lorsqu’il a annoncé ce qu’était sa mission (Luc 4), il a inclu dans son discours l’histoire de la veuve de Sareptah qui a donné de la nourriture à Élie, ainsi que le récit de la guérison du général syrien Naaman. Le tout premier enseignement public de Jésus tire des leçons de deux étrangers. Il décrit ceux-ci comme ayant la foi et implique que parmi ses auditeurs, qui ne sont pas étrangers, certains n’ont pas la foi. L’allusion positive à ces deux récits anciens attire la haine de l’auditoire de la ville où il a grandi !
Dès le début de son ministère, Jésus inclut « les autres » de manière délibérée. Il a passé du temps dans la Syrie voisine et dans la région connue sous le nom de Décapole où il a enseigné le chemin du Royaume de Dieu, guéri des malades et libéré des personnes habitées par de mauvais esprits. Il a libéré un homme de la région de Guérasène de nombreux démons et l’a ensuite envoyé raconter tout ce que Dieu avait fait.9 Ce non-juif (cet étranger) est devenu un envoyé.
On pourrait évoquer en passant deux autres rencontres : Le centurion romain au sujet duquel Jésus dit : « Je vous le dis, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi ».10 Et la guérison de la fille d’une femme cananéenne.11 Dans tous ces exemples, l’attitude de Jésus et ses paroles vis-à-vis de ces personnes sont positives. Il les accepte et les invite à participer au ministère du Royaume de Dieu. Il les touche, il les guérit, il les délivre, il donne leur foi en exemple et il nous encourage à les imiter.
Mais le récit biblique ne s’arrête pas là. Il insiste aussi sur la relation entre Jésus et les Samaritains. Ceux-ci étaient du point de vue religieux et ethnique, les cousins détestés des juifs. Le récit le plus long sur la vie et l’enseignement de Jésus commence ainsi12 :
Il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure. Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit : ‘Donne-moi à boire’.
C’est le début d’un long dialogue entre la femme samaritaine et Jésus, deux personnes qui, à l’époque, ne se seraient jamais parlé en temps normal. À la fin du récit, de nombreux Samaritains de la ville de Sychar ont foi en Jésus, en partie à cause du témoignage de la femme.
La parabole de Jésus sans doute la plus connue est l’histoire du bon Samaritain13 dans laquelle le commerçant samaritain devient le héros et les chefs religieux juifs les méchants. Enfin, il y a l’histoire où Jésus rencontre un groupe de parias souffrant tous de la lèpre. Il les guérit tous, mais le seul qui revient le remercier est un Samaritain.14 Jésus le fait remarquer en disant : « Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? » puis il le bénit en disant : « Lève-toi, va, ta foi t’a sauvé »
Dans sa vie et dans son enseignement, Jésus a accueilli et inclu les Samaritains et beaucoup d’autres personnes non-juives. En accueillant délibérément ceux que son propre groupe ethnique/religieux rejetait, Jésus a mis en évidence la fracture dont souffrait sa communauté. En accueillant « les autres », Jésus a élargi la vision du Royaume de Dieu en l’appliquant à tous. Il l’a étendue au-delà des limites de la communauté ethnique/religieuse à laquelle il appartenait. L’enseignement de Jésus appelle à adopter un nouveau cadre de référence (voir le Sermon sur la montagne)15. Les Juifs comme les Samaritains sont invités à un style de vie correspondant à la nouveauté du Royaume de Dieu.
Jésus s’est fait l’ami des Samaritains, qui étaient « les autres » au niveau religieux à l’époque. Jésus a compris que l’amour de Dieu s’étend à toute l’humanité. Il était aussi un enseignant hors pair et un témoin prophétique contre l’injustice. Il a annoncé la liberté et le salut pour tous, sans distinction d’appartenance ethnique ou de statut. Son amitié pour des Syro-Phœniciens, des Syriens, des Romains, des Cananéens et des Samaritains indiquait clairement qu’il souhaitait inviter tout le monde à un style de vie conforme au Royaume de Dieu dans lequel la participation de chacun est bienvenue.
Et donc, si Jésus a été l’ami et le partenaire des « autres », s’il a eu besoin d’eux pour communiquer le message de Dieu, alors peut-être sommes-nous en droit de dire que des disciples mennonites de Jésus ont eux aussi besoin de devenir les amis des mourides, qui sont leurs cousins du point de vue spirituel et religieux ? Il se peut que cette amitié amplifie et renforce notre vocation d’être artisans de paix et serviteurs de la réconciliation.
L’amitié au cœur de tout : “remontant jusqu’à Abraham, l’ami de Dieu”
La rencontre entre mennonites et mourides au centre islamique de Taverny a été l’occasion de commencer à examiner ces idées. L’amitié était au cœur de cette rencontre. Elle constituait le principe organisateur de l’événement. Chaque personne présente était là, soit parce qu’elle connaissait déjà les autres et leur faisait confiance, soit parce qu’elle connaissait la personne qui l’avait invitée à venir à cette rencontre entre amis et lui faisait confiance. On pourrait même dire que nous sommes les amis de nos amis en remontant jusqu’à Abraham, l’ami de Dieu. Pour résumer, notre rencontre si particulière a été suscitée par un rêve, organisée par des amis et elle s’est fondée sur les points communs partagés du fait de notre appartenance aux confessions se réclamant d’Abraham.
Jonathan Bornman est consultant auprès de Eastern Mennonite Missions, où il dirige l’ équipe chargée des relations entre chrétiens et musulmans. Il est l’auteur de l’ouvrage American Murids: A lived Muslim practice of nonviolence (2024), une ethnographie de la communauté mouride de Harlem, à New York. Il est l’un des producteurs et l’animateur du film documentaire Unexpected Peace (2024).
Footnotes
Jamie Pitts et Luis Tapia Rubio, “Anabaptist Theology.” St Andrews Encyclopaedia of Theology, publié par Brendan N. Wolfe et al. Université de St Andrews, 2022–. Article publié le 19 octobre, 2023. https://www.saet.ac.uk/Christianity/AnabaptistTheology.
Dans le soufisme , un qutb est l’être humain parfait. Le qutb est le chef spirituel soufi qui entretient un lien divin avec Dieu et transmet un savoir qui le place au cœur du soufisme, voire en constitue l’axe, mais il est inconnu du monde. Brill, E.J. (1938). Encyclopaedia of Islam. A Dictionary of the Geography, Ethnography and Biography of the Muhammadan peoples. Netherlands: Leiden. pp. 1165-1166.
Alex Zito, “Prosperity and Purpose, Today and Tomorrow: Shaykh Ahmadu Bamba and Discourses of Work and Salvation in the Muridiyya Sufi Order of Senegal” (PhD diss., Boston University, 2012), 93.
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, enseignant d’un collège français, a été attaqué et tué par un terroriste islamiste à Éragny, dans le Val-d’Oise.
Bukhari 4:55:605.
Romains 12:21.
Geoff Brumfiel, “Israel Is Using an AI System to Find Targets in Gaza: Experts Say It’s Just the Start,” NPR, December 14, 2023, https://www.npr.org/2023/12/14/1218643254/israel-is-using-an-ai-system-to-find-targets-in-gaza-experts-say-its-just-the-st
Titre affectueux pour désigner Cheikh Ahmadou Bamba, utilisé fréquemment par ses disciples.
Marc 5.
Luc 7.
Matthieu 15.
Jean 4.
Luc 10, 25-37.
Luke 17: 11-19.
Matthieu 5-7.